Pierre Chaillet

, par  Mlle Grandin , popularité : 10%

Pierre Chaillet, prêtre jésuite de Lyon, fit de grands efforts pour persuader les catholiques qu’il fallait aider les détenus des camps du sud de la France.

En 1941, il lança un journal clandestin nommé Les Cahiers du Témoignage chrétien. Le premier numéro, avec un grand titre « France, prends garde de ne pas perdre ton âme », fut tiré à cinq mille exemplaires.

Avec le pasteur protestant Roland de Pury et d’autres, le jésuite contribua à la création de l’organisation Amitié chrétienne qui avait pour but de sauver les Juifs.

Il fournit également aux réfugiés juifs de faux papiers et en aida à passer clandestinement en Suisse. À la fin du mois d’août 1942, il participa au sauvetage de cent huit enfants juifs arrachés par des membres de l’Amitié chrétienne et des organisations juives au camp de transit de Vénissieux près de Lyon.
En février 1943, la Gestapo fit une descente dans les bureaux de l’Amitié chrétienne et arrêta tous ceux qui s’y trouvaient, y compris le père Chaillet. Placé face au mur en attendant son interrogatoire, il profita de ce moment pour avaler les documents compromettants qu’il avait sur lui. Puis il se mit à protester à haute voix contre l’erreur dont il se déclarait victime, lui, « pauvre curé de village réfugié du Nord ». II fut battu sauvagement puis relâché.
Il disait que « sauver une personne innocente ne constitue pas un acte de rébellion mais plutôt l’obéissance aux lois non écrites du droit et de la justice ».
Le 15 juillet 1981, Yad Vashem a décerné au père Pierre Chaillet le titre de Juste des Nations.(Dossier 1770)

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